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Le Conseil de Paris a récemment débattu et finalement rejeté un projet visant à interdire la circulation des motos et scooters thermiques entre 22 heures et 7 heures du matin. Ce projet, émanant de l’opposition municipale, proposait en contrepartie des incitations à l’achat de modèles électriques ou de vélos, motivé par le problème du bruit jugé excessif.

Les origines de la controverse

Initié par un conseiller de Paris du groupe Indépendants et Progressistes, ce projet, présenté comme un “vœu”, a suscité des débats animés au sein du Conseil de Paris. Bien que l’interdiction des deux-roues motorisés thermiques la nuit ait été écartée, la question du bruit a été au cœur des discussions.

La problématique du bruit

Le conseiller à l’origine du projet, Pierre-Yves Bournazel, a souligné l’impact du bruit généré par les deux-roues thermiques sur la qualité de vie des habitants de Paris. Il a estimé que ces véhicules pouvaient perturber le sommeil de milliers de Parisiens chaque nuit.

Ainsi, il a proposé des mesures incitatives visant à encourager l’adoption de véhicules moins bruyants, tels que les modèles électriques ou les vélos.

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Réponses des autorités et arguments

Lors des délibérations, la représentante de la préfecture de police a apporté des éclaircissements sur la question. Elle a souligné que certains deux-roues respectaient les normes en matière d’émissions sonores et pouvaient même être moins bruyants que certains véhicules légers.

De plus, elle a précisé que les radars sonores étaient encore en phase d’expérimentation et n’avaient pas encore été homologués.

Réactions et perspectives

Malgré le rejet du projet d’interdiction nocturne, celui-ci a suscité des réactions vives, notamment de la part du collectif Ras le Scoot, militant pour une interdiction totale des deux-roues thermiques, scooter et moto.

Toutefois, cette proposition soulève des interrogations quant à sa faisabilité et à son impact réel sur la réduction du bruit. Certains soulignent également l’importance de faire respecter la législation actuelle plutôt que d’opter pour des mesures radicales et potentiellement controversées.