Cet image appartient aux pires cauchemars de presque tous les motards : on roule tranquillement à travers la campagne et, soudain, un cerf surgit sur la route.
La peur des collisions avec le gibier
Bien qu’une collision avec un cerf soit considérée comme l’une des rencontres les moins graves avec la faune pour les motocyclistes, cela reste une situation à risque. En général, le cerf, pesant entre 20 et 25 kilogrammes, est un poids plume comparé à la vitesse d’une moto. Néanmoins, tout dépend de la réaction du motard, en effet, il est crucial qu’il n’exécute pas de manœuvres dangereuses.

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Éviter les accidents avec le gibier
Il est désormais largement reconnu par les experts que les tentatives d’évitement lors d’une rencontre avec un animal sur la route doivent être évitées autant que possible. Seuls les motards extrêmement expérimentés peuvent réaliser une manœuvre contrôlée dans une telle situation de panique. Au lieu de cela, il est conseillé de maintenir son cap et de freiner au maximum. Adopter une conduite préventive dans les zones boisées et riches en faune peut aider à réduire le risque d’accidents avec le gibier. Voici quelques conseils pratiques :
- Ne pas ignorer les panneaux de signalisation indiquant la présence d’animaux sauvages.
- Réduire la vitesse lorsque l’on traverse des zones forestières.
- Maintenir une grande distance de sécurité avec le véhicule qui précède.
- Être attentif aux bords de la route pour repérer d’éventuels animaux.
- Ne pas éblouir les animaux sur la route avec les phares à pleine puissance.
Même en cas de collision avec des animaux plus gros comme un cerf ou un sanglier, l’impact est souvent moins dommageable que de heurter un véhicule venant en sens inverse ou un arbre lors d’une manœuvre d’évitement ratée. Les motards équipés de systèmes de freinage antiblocage (ABS) ou de courbes ABS ont un avantage dans ces situations critiques, car ces dispositifs permettent de freiner efficacement sans bloquer les roues.
Que faire après un accident avec le gibier ?
Après un accident impliquant un animal sauvage, il est essentiel de sécuriser la scène de l’accident. Il faut informer les autorités compétentes, comme l’office nationale des forêts ou la police. En cas de contact avec un animal blessé ou tué, il est recommandé de porter des gants pour éviter les infections.
La couverture des accidents avec le gibier par l’assurance
Les motards ayant souscrit à une assurance responsabilité civile partielle peuvent se faire indemniser pour les dommages causés par des accidents avec le gibier. Cependant, il est important de noter que certaines compagnies d’assurance ne couvrent que les dommages causés par des animaux dits « poilues » (comme les cerfs, sangliers, renards, et lièvres), tandis que d’autres peuvent également indemniser les collisions avec des oiseaux.
Diminution des accidents de la route, augmentation des collisions avec la faune
Depuis 1972, les accidents de la route sont en nette diminution grâce à des mesures efficaces, bien que parfois impopulaires. Cependant, les collisions avec la faune sauvage, en particulier les ongulés comme les sangliers, chevreuils et cerfs, sont en constante augmentation.
En 2009, on recensait environ 65 000 collisions avec la grande faune, mais aucun chiffre officiel n’a été publié depuis. On estime toutefois que plus d’un million d’animaux sont victimes chaque année du trafic routier en France.
Des périodes critiques selon les espèces
Les études montrent une corrélation entre la période de chasse (septembre à février) et l’augmentation des collisions avec les sangliers, qui fuient sous la pression des battues. De même, les accidents impliquant des chevreuils sont plus fréquents de mars à juin, période où les jeunes se dispersent.
Le rôle de la chasse dans les déplacements des sangliers
La chasse exerce une forte influence sur le comportement des sangliers, lors des battues, ces animaux sont dérangés et cherchent à fuir à tout prix, les amenant souvent à traverser routes et autoroutes, augmentant ainsi les risques de collisions. Ce phénomène est particulièrement marqué en automne et en hiver, périodes où la chasse est la plus intense, donc prenez garde !
Les animaux domestiques et de pâturage ne sont généralement pas considérés comme du gibier. La situation peut devenir complexe si l’accident n’implique pas de collision directe avec un animal, mais résulte plutôt d’une chute lors d’une tentative d’évitement. Dans ce cas, il peut manquer les preuves typiques d’un contact avec un animal. Étant donné que la charge de la preuve incombe au motard, il est crucial de noter les coordonnées de tout témoin présent sur les lieux. Cela peut s’avérer déterminant pour faire valoir ses droits auprès de l’assurance.

