italie gants et protection dorsale bientôt obligatoires sur autoroute

Le projet de nouveau Code de la route italien, approuvé en Conseil des ministres le 13 octobre 2026, prévoit de rendre obligatoires le port de gants et d’une protection dorsale pour les motards comme pour leurs passagers, en plus du casque homologué déjà exigé.

Une obligation étendue au passager

Selon le texte du projet, qui s’appuierait sur l’article 68 du futur Code, « les conducteurs et les personnes transportées devront utiliser des protections adaptées pour le dos et pour les mains ». L’obligation viserait les autoroutes ainsi que les principales voies rapides extra-urbaines, rocades et bretelles comprises, mais pas nécessairement l’ensemble du réseau routier italien. Elle ne concernerait pas les véhicules à trois ou quatre roues dotés d’une carrosserie fermée ou d’une cellule de sécurité, jugés déjà suffisamment protecteurs pour leurs occupants.

Fait notable, la responsabilité ne s’arrêterait pas au seul conducteur : si le passager ne respecte pas cette obligation, c’est le pilote de la moto qui pourrait voir sa propre responsabilité engagée. Une construction juridique qui pousse de facto chaque motard à s’assurer que la personne qu’il transporte est elle aussi correctement équipée avant de prendre l’autoroute. Aujourd’hui, seul le port d’un casque homologué est imposé par la loi italienne aux motocyclistes, le reste de l’équipement de protection individuelle restant à la libre appréciation de chacun, malgré les recommandations répétées des associations de sécurité routière.

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Des normes techniques encore à préciser

Le projet de texte ne fixe pas lui même les caractéristiques précises des équipements concernés. Un décret d’application du ministère italien des Infrastructures et des Transports, présenté comme imminent, devra détailler les niveaux de protection exigés pour que la mesure soit applicable sur le terrain. Les normes européennes existantes EN 1621-2 pour les protections dorsales et EN 13594 pour les gants moto sont évoquées comme références possibles, sans être pour l’instant explicitement imposées par le projet de loi. Aucune obligation ne porterait en revanche sur le port de bottes ou de chaussures dédiées à la pratique de la moto, qui resteraient donc facultatives même sur autoroute.

Le texte n’est à ce stade qu’un projet, approuvé en Conseil des ministres mais pas encore définitivement voté : il peut encore être amendé avant son adoption et son entrée en vigueur n’est pas datée avec certitude. L’objectif affiché par ses rédacteurs est de réduire la gravité des blessures lors des chutes ou des chocs à haute vitesse sur autoroute, où l’absence de protections dorsales et de gants adaptés aggrave fréquemment les traumatismes constatés après un accident, même à basse vitesse de glissade.

Une tendance qui gagne l’Europe

L’Italie n’est pas isolée sur ce terrain réglementaire : plusieurs pays européens ont déjà renforcé leurs exigences en matière d’équipement de protection à moto, l’Espagne ayant par exemple rendu le port de gants homologués obligatoire pour les motards. Le futur Code de la route italien s’inscrit donc dans un mouvement plus large, porté par la volonté de plusieurs autorités nationales de faire reculer la gravité de l’accidentalité routière, les usagers de deux roues motorisés restant parmi les plus exposés en cas de choc, notamment sur autoroute où les vitesses pratiquées sont les plus élevées.

Pour les motards italiens, la mesure impliquerait, une fois le décret d’application publié, de vérifier que leurs gants et leur protection dorsale répondent aux futurs niveaux de certification exigés avant de prendre l’autoroute, sous peine de voir leur propre responsabilité engagée en cas de contrôle ou d’accident impliquant un passager mal équipé.