zones à faibles émissions royaume uni

Depuis la création de la ULEZ londonienne en 2019, plus de 9,6 millions d’avis de pénalité ont été émis au Royaume-Uni contre des motards et automobilistes circulant dans une zone à faibles émissions, selon une étude menée par MotorEasy.

Des zones à faibles émissions de plus en plus nombreuses

Lancée en 2019, la zone à ultra faibles émissions de Londres (ULEZ) a ouvert la voie à une multiplication des dispositifs de ce type au Royaume-Uni. Portsmouth a mis en place sa propre zone à faibles émissions (Clean Air Zone, ou CAZ) en 2021, suivie par Bradford en 2022. Le pays compte désormais 14 zones CAZ réparties selon quatre classifications différentes, auxquelles s’ajoutent huit zones d’émissions actives en Angleterre et plusieurs dispositifs similaires en Écosse. Selon les zones, les règles varient : certaines imposent un péage pour les véhicules non conformes, tandis que d’autres sanctionnent la simple entrée d’un véhicule polluant, qu’il s’agisse d’une moto, d’un scooter ou d’une voiture.

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Birmingham et Sheffield parmi les zones les plus actives

D’après les données obtenues par MotorEasy via une demande d’accès à l’information, Birmingham a émis 269.793 avis de pénalité entre 2021 et 2026, ce qui en fait l’une des villes les plus actives en matière de verbalisation. Sheffield comptabilise pour sa part 31.455 infractions répétées entre 2023 et 2025, tandis que Portsmouth totalise 2.374 cas sur les cinq dernières années. Au total, l’étude évoque environ 300.000 usagers ayant reçu plusieurs avis de pénalité, preuve que de nombreux conducteurs continuent de circuler dans ces zones sans s’être mis en conformité, que ce soit par méconnaissance des règles ou par nécessité.

Duncan McClure Fisher, PDG d’Intelligent Motoring et fondateur de MotorEasy, a commenté ces résultats en soulignant les bénéfices sanitaires de ces dispositifs : « Il est vraiment encourageant de voir des études solides mettre en lumière les bienfaits des zones à faibles émissions pour la santé. » Il rappelle toutefois qu’une amende type s’élève à 120 livres et qu’elle peut être reçue avant même d’avoir eu le temps de se garer, insistant sur la nécessité de bien se renseigner avant de prendre la route.

Une vigilance de mise pour les motards

Si les deux-roues sont généralement moins concernés que les véhicules diesel les plus anciens par les critères de non-conformité, les motos et scooters immatriculés avant les normes Euro 3 ou Euro 4 selon les zones restent exposés à ces pénalités. Avec la multiplication des zones CAZ et leurs règles propres à chaque municipalité, MotorEasy recommande aux motards circulant au Royaume-Uni de vérifier systématiquement la conformité de leur machine avant d’entrer dans une grande ville, via les outils de vérification mis à disposition par les autorités locales.

Un sujet qui résonne alors que la France poursuit elle-même son propre débat sur l’avenir de ses zones à faibles émissions, avec des règles tout aussi variables d’une agglomération à l’autre et une vignette Crit’Air que de nombreux usagers peinent encore à bien identifier sur leur propre machine.

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Transport for London, ULEZ