Porté depuis 2014 par l’industrie moto européenne, le label de qualité pour la formation post-permis change de pilotage et élargit son socle de soutiens institutionnels.
L’ACEM et l’ifz reprennent la coordination
Lancé en 2014 pour améliorer la qualité des formations que les motards peuvent suivre après l’obtention de leur permis, dans un objectif de sécurité routière, le label européen de qualité de la formation moto (European Motorcycle Training Quality Label) change de pilotage.
Depuis juillet 2026, sa coordination est assurée conjointement par l’ACEM, l’association des constructeurs européens de deux-roues motorisés, et l’ifz, l’institut allemand pour la sécurité des deux-roues. Le Conseil allemand de la sécurité routière, membre fondateur du label, continue pour sa part de piloter les programmes de formation en Allemagne.
Le label revendique aujourd’hui 35 écoles agréées dans 10 pays européens. La FIM (Fédération Internationale de Motocyclisme) en assurera désormais la promotion à l’international.
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De nouveaux soutiens institutionnels
Au-delà de ce changement de coordination, le label élargit son socle de soutiens. La FIA Région 1 (la branche européenne de la Fédération Internationale de l’Automobile), le réseau de villes européennes POLIS, consacré à la mobilité urbaine durable, et le Motorcycling MEP Club, un groupe d’eurodéputés mobilisés sur les sujets liés à la moto, doivent devenir soutiens officiels. Le label bénéficiait déjà du soutien de la Commission européenne et du Conseil européen de la sécurité des transports (ETSC), une organisation indépendante qui milite pour la sécurité routière à l’échelle du continent.
Antonio Perlot, secrétaire général de l’ACEM, résume cette étape : « Les dix premières années ont donné au label une base solide. » Du côté de l’ifz, son directeur Matthias Haasper insiste sur les conditions d’une formation de qualité : « Une formation moto de qualité repose sur des objectifs d’apprentissage clairs, un enseignement efficace et des instructeurs », ajoutant que « notre coopération avec l’ACEM offre une base solide pour continuer à développer le label. »
Un volet intelligence artificielle en préparation
Le label travaille également avec l’université de Florence sur un projet baptisé AIGOR, financé en partie par l’ACEM, qui explore comment l’intelligence artificielle et les données de conduite pourraient fournir aux jeunes conducteurs de cyclomoteurs et de motos un retour personnalisé sur leur pilotage et sur les risques rencontrés lors de leurs premières années sur la route. Le projet pourrait déboucher sur un futur outil numérique de sécurité destiné aux motards, à un moment où les constructeurs comme les pouvoirs publics européens cherchent à prolonger l’accompagnement du conducteur au-delà de la seule obtention du permis.
Porté par l’industrie plutôt que par une obligation réglementaire, ce label reste à ce jour une démarche volontaire : il labellise des programmes de formation existants plutôt que d’en imposer un contenu commun à l’échelle européenne. Avec ses 35 écoles agréées dans 10 pays, il constitue néanmoins l’un des rares repères communs pour un motard souhaitant se former après son permis, quel que soit le pays européen où il circule.

