Sécurité routière : la mortalité recule de 5 % en septembre, les motards à contre-courant
L'ONISR recense 268 tués sur les routes en septembre 2026, en baisse de 5 %, mais les blessés graves progressent fortement chez les motards.
Par Luka 3 min de lecture

Selon le baromètre mensuel de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), la mortalité routière recule pour le troisième mois consécutif en France métropolitaine, mais le nombre de blessés graves continue de progresser, notamment chez les usagers de deux-roues motorisés.
Une amélioration portée par les automobilistes
En métropole, 268 personnes ont perdu la vie sur les routes en septembre 2026, contre 283 un an plus tôt, soit un recul de 15 décès, environ 5 %. Il s’agit du troisième mois consécutif de baisse, timidement amorcée en juin, puis affirmée en juillet et confirmée en août.
Cette amélioration profite surtout aux automobilistes (-20 tués), aux piétons (-6) et aux utilisateurs d’engins de déplacement personnel motorisés, les EDPm (-5). À l’inverse, la mortalité progresse chez les cyclistes (+14) et chez les usagers de deux-roues motorisés (+5), ce qui rappelle que l’amélioration globale masque des situations contrastées selon les catégories d’usagers. Pour les motards, ce chiffre mensuel tranche avec la tendance de fond observée sur l’année, et illustre la volatilité habituelle de ces statistiques d’un mois sur l’autre.
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Des blessés graves en nette hausse
Le bilan de septembre reste marqué par une forte progression des blessés graves, avec 1 685 personnes sérieusement blessées en métropole. Les hausses sont particulièrement marquées chez les cyclistes (+34 %), les utilisateurs d’EDPm (+33 %) et les piétons (+25 %), des catégories d’usagers plus exposées lors des chutes et des chocs à faible vitesse en milieu urbain.
Sur les douze derniers mois, la tendance se confirme pour les deux-roues motorisés, avec 665 tués, en baisse de 5 %, mais 5 400 blessés graves, en hausse de 4 %. Une évolution que l’on retrouve pour l’ensemble des usagers de la route, avec une mortalité en recul de 2 % sur un an mais des blessés graves en progression de 9 %. Moins de morts, donc, mais davantage de victimes au global, un paradoxe que l’ONISR observe depuis plusieurs mois et qui interroge sur la gravité des accidents non mortels.
La ministre appelle à poursuivre les efforts
Dans les outre-mer, la tendance de septembre est inversée, avec une hausse marquée du nombre de tués (+3, à 20) et de blessés (+16 %), même si le cumul depuis le 1er janvier y reste orienté à la baisse, l’ONISR distinguant les départements et régions d’outre-mer, les DROM, des autres territoires ultramarins dans le détail de ses relevés.
Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur chargée de la Citoyenneté, a commenté ces résultats : « Trois mois consécutifs de baisse de la mortalité routière, c’est une tendance encourageante. Ce n’est ni une victoire, ni une raison de relâcher nos efforts. » Elle évoque notamment le renforcement de la suspension administrative du permis pour l’usage du téléphone au volant, la généralisation progressive du port du casque en trottinette électrique et la relance des enquêtes REAGIR, qui visent à mieux comprendre les circonstances des accidents graves pour agir sur l’aménagement des routes, ainsi que la poursuite de l’action contre la consommation de substances comme le protoxyde d’azote, à l’origine d’accidents parfois mortels.
Source
ONISR : baromètre mensuel officiel de l’accidentalité routière, septembre 2026.


