velolaser

La Guardia Civil espagnole déploie 130 radars laser portables Veloláser, indétectables par les avertisseurs classiques et actifs de 30 à 250 km/h. La DGT investit par ailleurs dans 15 nouveaux appareils Jenoptik pour 2026.

Un radar laser portable et indétectable

Depuis 2018, la Direction générale de la circulation espagnole (DGT) et la Guardia Civil utilisent un appareil de contrôle de vitesse baptisé Veloláser. Haut d’une cinquantaine de centimètres et pesant entre 1,2 et 2 kg selon les sources, ce boîtier fonctionne entièrement sans fil et mesure la vitesse grâce à des impulsions infrarouges invisibles à l’oeil nu, sans recourir à un flash. Contrairement aux radars à micro-ondes classiques, il n’est donc pas détecté par les avertisseurs de radars grand public.

La flotte compte aujourd’hui 130 appareils, issus de deux commandes (60 unités achetées en 2018 pour 860 310 euros, puis 70 supplémentaires par la suite). L’appareil couvre une plage de mesure de 30 à 250 km/h, dans les deux sens de circulation, de jour comme de nuit, et distingue le type de véhicule (voiture, utilitaire léger, poids lourd) pour appliquer une limite spécifique à chacun. Selon la Cour suprême espagnole, sa marge d’erreur retenue est de 5 %, contre 7 % pour la plupart des radars mobiles, ce qui le rapproche en pratique d’un radar fixe.

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Des positions changeantes, prioritairement sur les zones accidentogènes

La Guardia Civil privilégie le déploiement du Veloláser sur les axes secondaires et sur les portions de route à forte concentration d’accidents, sans liste de positions fixes. Sa petite taille lui permet d’être installé sur un trépied, fixé par aimant à un panneau ou dissimulé derrière un abribus, un arbre, une pile de pont ou un panneau à messages variables. Il peut aussi être embarqué à bord de véhicules banalisés de la DGT, voire sur les motos de la Guardia Civil.

Une étude menée sur les premiers déploiements montrait qu’un appareil restait en moyenne 70 minutes au même endroit, dans 67 % des cas sur trépied, avec une utilisation privilégiée entre 8 et 13 heures. Les régions de Madrid, de Galice et de Murcie figuraient alors parmi les plus contrôlées ; les contrôles nocturnes se seraient depuis multipliés.

De nouveaux radars Jenoptik et 122 points de contrôle fixes

La DGT a par ailleurs attribué en février 2026, pour un montant de 1 020 000 euros hors taxes, un marché portant sur des radars laser dynamiques plus récents, confié au fabricant allemand Jenoptik. Selon les informations relayées dans la presse, il porterait sur 15 appareils capables de couvrir jusqu’à six voies de circulation dans les deux sens, de photographier à 1 200 mètres de distance et de fonctionner de 12 à 16 heures sur batterie. La DGT justifie cet achat par l’obsolescence de certains équipements, décrits comme « obsolètes ou irréparables ».

Ce marché s’ajoute à un plan distinct, annoncé dès 2025, prévoyant l’installation de 122 nouveaux points de contrôle fixes sur les routes secondaires et les axes à fort trafic (106 étaient déjà actifs fin février 2026). La DGT justifie cette intensification des contrôles par les chiffres de l’accidentalité : la vitesse inadaptée est en cause dans 24 % des accidents mortels recensés en 2024 en Espagne, soit 307 décès. Les 130 Veloláser restent pleinement en service en parallèle de ces nouveaux équipements.